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Sémaglutide
Agoniste GLP-1 de référence pour la recherche sur le métabolisme du glucose et la satiété.
dès 150 €
Voir la fiche SémaglutideRéservé à la recherche in vitro. Ne convient pas à la consommation humaine ou animale.
Ozempic vs Mounjaro : si tu traînes sur TikTok, tu as forcément vu passer le match. Et voilà qu’un troisième nom fait exploser les compteurs : le rétatrutide, présenté comme « le roi » de la perte de poids. Mais « le plus fort », ça veut dire quoi, au juste ? Plus de kilos perdus en moyenne ? Moins d’effets secondaires ? Une vraie protection du cœur ? On pose les trois molécules côte à côte : comment elles agissent, ce que montrent vraiment les grands essais, ce qui est autorisé en 2026… et pourquoi la plus puissante n’est pas forcément la bonne pour toi.

Après un repas, ton intestin envoie des messagers chimiques, des hormones, vers le pancréas et le cerveau. Leur message : « on a mangé, on peut calmer la faim et gérer le sucre ». Le GLP-1 et le GIP font partie de ces messagers. Le glucagon, lui, est une hormone du pancréas surtout connue pour mobiliser les réserves d’énergie.
Chaque messager agit comme une clé dans une serrure, son récepteur. Les trois molécules du jour sont des clés fabriquées sur mesure, conçues pour durer bien plus longtemps que les hormones naturelles. Le sémaglutide ouvre une seule serrure, celle du GLP-1 [2]. Le tirzépatide en ouvre deux, GIP et GLP-1 [3]. Le rétatrutide en ouvre trois : GIP, GLP-1 et glucagon [8].
Résultat commun : l’appétit baisse et on se sent rassasié plus vite. Le RCP de Wegovy précise que le récepteur du GLP-1 est présent dans plusieurs zones du cerveau qui régulent l’appétit [2]. Pour la mécanique fine, on a deux dossiers : le mécanisme du sémaglutide et le double agonisme du tirzépatide.
Lexique
Agoniste : le mot à connaître
Un agoniste est une molécule qui se fixe sur un récepteur et l’active, comme une clé qui tourne dans sa serrure. Le sémaglutide ne « booste » donc pas ton propre GLP-1 : il imite son message.
Premier piège : les noms de marque. Ozempic et Wegovy contiennent la même molécule, le sémaglutide, mais pas pour le même usage. En Europe, Ozempic est autorisé pour le diabète de type 2 [1]. Wegovy l’est pour la gestion du poids, chez l’adulte avec un IMC d’au moins 30, ou d’au moins 27 avec une maladie liée au poids [2].
Pour le tirzépatide, un seul nom en Europe : Mounjaro, autorisé à la fois pour le diabète de type 2 et pour la gestion du poids [3]. Zepbound, c’est le nom américain du tirzépatide dans l’obésité, autorisé par la FDA en novembre 2023 [4]. Même molécule, étiquette différente selon le pays.
Et le rétatrutide ? Aucun nom commercial, et pour cause : c’est une molécule expérimentale. Lilly rappelle qu’elle ne peut pas être légalement vendue ni commercialisée pour un usage humain, et prévoit de déposer un dossier d’autorisation aux États-Unis au premier trimestre 2027 [10]. On décortique son cas dans notre avis sur le rétatrutide.
| Nom | Molécule | Statut en Europe (sept. 2026) |
|---|---|---|
| Ozempic | Sémaglutide | Autorisé : diabète de type 2 |
| Wegovy | Sémaglutide | Autorisé : gestion du poids |
| Mounjaro | Tirzépatide | Autorisé : diabète de type 2 et gestion du poids |
| Zepbound | Tirzépatide | Nom américain, pas utilisé en Europe |
| Rétatrutide | Rétatrutide | Expérimental : aucune autorisation |
Attention
Pas un raccourci pour « quelques kilos »
Ce sont des médicaments sur ordonnance, pour des indications précises. L’ANSM rappelle qu’ils ne doivent pas être utilisés à des fins esthétiques pour perdre du poids, et elle a relevé des effets graves liés à ce mésusage [14].

Les chiffres qui tournent partout viennent de deux grands essais. Dans STEP 1, chez des adultes en obésité ou en surpoids sans diabète, le sémaglutide a fait perdre en moyenne 14,9 % du poids en 68 semaines, contre 2,4 % sous placebo [5]. Dans SURMOUNT-1, le tirzépatide atteint 20,9 % en 72 semaines dans le groupe le plus exposé, contre 3,1 % sous placebo [6].
Sauf que comparer ces deux essais, c’est comparer deux coureurs sur deux courses différentes. Le vrai duel s’appelle SURMOUNT-5 : 751 adultes en obésité, sans diabète, tirés au sort entre les deux molécules. À 72 semaines, la perte moyenne atteint 20,2 % sous tirzépatide contre 13,7 % sous sémaglutide [7]. Avantage net au tirzépatide sur la balance.
Deux nuances. L’essai SURPASS-2, souvent cité sur les réseaux, opposait les deux molécules chez des personnes diabétiques, avec le sémaglutide au dosage utilisé dans le diabète [15] : ce n’était pas un match « obésité ». Et le duel évolue : en Europe, Wegovy existe désormais à une dose plus élevée, qui a donné environ 19 % de perte moyenne en 72 semaines dans l’essai STEP UP [2].
Le chiffre
−20,2 % contre −13,7 %
C’est l’écart de poids moyen mesuré à 72 semaines dans SURMOUNT-5, chez des adultes en obésité sans diabète. Une moyenne de groupe : elle ne prédit pas le résultat d’une personne en particulier [7].
Le rétatrutide ajoute la serrure du glucagon. Dans l’essai de phase 2 publié en 2023, le groupe le plus exposé a perdu en moyenne 24,2 % de son poids en 48 semaines, contre 2,1 % sous placebo [8]. En mai 2026, Lilly a annoncé les résultats de TRIUMPH-1, une phase 3 menée chez 2 339 adultes sans diabète : −28,3 % en 80 semaines à la dose la plus élevée testée, contre −2,2 % sous placebo [9].
Impressionnant, mais à lire avec des lunettes. Ces chiffres viennent d’essais contre placebo, pas d’un duel contre le tirzépatide : populations, durées et méthodes d’analyse diffèrent. Impossible donc d’écrire « rétatrutide = tirzépatide + 7 points ». Et les résultats TRIUMPH cités ici sont ceux communiqués par le laboratoire lui-même [9].
Autre détail qui compte : chez des personnes avec un diabète de type 2 ou une maladie cardiovasculaire (TRIUMPH-2 et TRIUMPH-3), la perte moyenne au plus haut dosage tournait plutôt autour de 21 à 23 % en 80 semaines [10]. Le chiffre le plus viral n’est donc pas celui de tout le monde. Pour creuser les données, lis notre dossier scientifique sur le triple agonisme.
Choisis une molécule pour la mettre en avant et compare statut, résultats d’essais, effets fréquents et preuves sur le cœur.
| Critère | Ozempic / WegovySémaglutide : une clé pour une serrure, celle du GLP-1 | Mounjaro / ZepboundTirzépatide : une clé pour deux serrures, GIP et GLP-1 | RétatrutideUne clé pour trois serrures : GIP, GLP-1 et glucagon |
|---|---|---|---|
| Statut (sept. 2026) | Autorisé : Ozempic pour le diabète de type 2, Wegovy pour la gestion du poids | Autorisé : Mounjaro en Europe (diabète et poids), Zepbound aux États-Unis | Expérimental : aucune autorisation, dossier américain prévu début 2027 |
| Essai phare sur le poids | STEP 1 : −14,9 % en 68 semaines (placebo −2,4 %) | SURMOUNT-1 : jusqu’à −20,9 % en 72 semaines (placebo −3,1 %) | TRIUMPH-1 : jusqu’à −28,3 % en 80 semaines (placebo −2,2 %), selon Lilly |
| Face-à-face direct | SURMOUNT-5 : −13,7 % en 72 semaines | SURMOUNT-5 : −20,2 % en 72 semaines | Chiffres cités : essais contre placebo |
| Effets les plus fréquents | Digestifs : nausées, diarrhée, vomissements, constipation | Digestifs, très proches du sémaglutide | Digestifs, plus fréquence cardiaque et dysesthésie aux doses fortes |
| Preuve sur le cœur | SELECT : environ −20 % d’événements cardiovasculaires majeurs | SURPASS-CVOT : non inférieur au dulaglutide | TRIUMPH-3 : trop peu d’événements pour conclure |
| Accès | Sur ordonnance, en pharmacie | Sur ordonnance, en pharmacie | Uniquement dans les essais cliniques |
Les pourcentages sont des moyennes, souvent celles du groupe le plus exposé, issues d’essais aux populations et durées différentes. Ils ne se comparent pas comme des scores et ne prédisent pas un résultat individuel [5] [9].
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Agoniste GLP-1 de référence pour la recherche sur le métabolisme du glucose et la satiété.
dès 150 €
Voir la fiche SémaglutideRéservé à la recherche in vitro. Ne convient pas à la consommation humaine ou animale.

PA-0023 formats
Double agoniste GIP/GLP-1, étudié pour son action synergique sur le métabolisme.
dès 150 €
Voir la fiche TirzépatideRéservé à la recherche in vitro. Ne convient pas à la consommation humaine ou animale.
Les trois molécules partagent le même profil de base : nausées, diarrhée, vomissements et constipation, surtout pendant la phase où la dose augmente [2] [3]. Dans les essais de Wegovy, 43,9 % des participants ont eu des nausées contre 16,1 % sous placebo, avec une durée médiane de 8 jours [2].
Aux doses les plus fortes du rétatrutide, la note grimpe. Dans TRIUMPH-1, 11,3 % des participants du groupe le plus exposé ont arrêté le traitement à cause d’effets indésirables, contre 4,9 % sous placebo. Une sensation anormale de la peau, la dysesthésie, y concernait 12,5 % des participants contre 0,9 % [9]. La phase 2 avait aussi montré une hausse de la fréquence cardiaque liée à la dose, maximale vers 24 semaines [8].
Point commun aux trois : quand on maigrit beaucoup, on ne perd pas que du gras. On en parle dans notre guide sur la fonte musculaire sous GLP-1, et la liste complète, de la vésicule biliaire aux yeux, t’attend dans le guide honnête des effets secondaires.
Le poids n’est qu’un critère. Dans l’essai SELECT, chez des personnes avec une maladie cardiovasculaire et un surpoids, sans diabète, le sémaglutide a réduit d’environ 20 % le risque d’infarctus, d’AVC ou de décès cardiovasculaire (6,5 % contre 8,0 % d’événements) [11]. Le tirzépatide s’est montré aussi sûr que le dulaglutide sur le cœur chez des personnes diabétiques, sans supériorité démontrée [12]. Pour le rétatrutide, TRIUMPH-3 a compté moins d’événements que prévu, trop peu pour conclure [10].
Ensuite, il y a toi : tes antécédents, tes autres traitements, ta tolérance digestive, un éventuel projet de grossesse, l’accès au médicament. Ces molécules ne sont pas interchangeables et ne s’additionnent pas : le RCP de Wegovy déconseille par exemple de l’associer à un autre agoniste du GLP-1 [2]. Le choix, le changement ou l’arrêt se décident avec le médecin qui te suit.
En France, depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés à 65 % dans l’obésité sévère, sous conditions strictes, et la première prescription remboursable est réservée à des spécialistes de l’obésité [13]. Bref, la « meilleure » molécule est celle qui colle à ton profil, avec un vrai suivi.
Astuce
Les questions qui comptent vraiment
Plutôt que « lequel fait perdre le plus ? », demande : quel bénéfice pour ma santé ? Quels effets surveiller ? Que se passe-t-il le jour où j’arrête ? Pour cette dernière question, lis notre guide sur l’arrêt et la reprise de poids.
Six phrases entendues sur les réseaux. À toi de trancher avant de révéler la réponse.
Ozempic et Wegovy, ce sont deux molécules différentes.
Mounjaro fait perdre plus de poids que le sémaglutide.
Réalité
Dans le face-à-face SURMOUNT-5, chez des adultes en obésité sans diabète, la perte moyenne était de 20,2 % sous tirzépatide contre 13,7 % sous sémaglutide en 72 semaines. Ce sont des moyennes : la réponse varie d’une personne à l’autre [7].
Trois cibles, donc le rétatrutide est « trois fois plus fort ».
Le match Wegovy contre Mounjaro est plié pour toujours.
Le plus puissant est forcément le meilleur choix.
On peut passer d’une molécule à l’autre sans demander à personne.
Mythe
Ce sont des médicaments sur ordonnance, pas interchangeables. Changer, arrêter ou associer se décide avec le médecin : le RCP de Wegovy déconseille par exemple l’association avec un autre agoniste du GLP-1 [2].
En ligne, tu croiseras aussi du sémaglutide, du tirzépatide ou du rétatrutide en poudre, avec la mention « recherche ». Clarifions : ce sont des réactifs de laboratoire, destinés à des expériences in vitro, sur des cellules ou des instruments. Pas des médicaments : ils n’ont ni le dossier, ni la formulation, ni le suivi d’un produit autorisé, et les résultats des essais cliniques ne s’y appliquent pas.
Chez PePAlpha, le sémaglutide et le tirzépatide sont proposés exclusivement pour la recherche in vitro : ils ne sont pas destinés à la consommation humaine ou animale. Pour juger un réactif, le bon réflexe reste de vérifier son lot et son certificat d’analyse, comme l’explique notre guide pour lire un certificat d’analyse.
Côté médicaments, méfiance envers les stylos proposés sans ordonnance : l’OMS signale que la demande mondiale a favorisé la diffusion de produits falsifiés ou de qualité inférieure [16]. Notre checklist pour repérer un vendeur douteux t’aide à faire le tri.
Idée reçue
Mythe : « Même nom, même produit »
Faux. Un médicament autorisé, c’est une formulation précise, testée chez des milliers de personnes, fabriquée et contrôlée selon des règles strictes. Un réactif de recherche sert au laboratoire : partager un nom ne transfère ni les résultats des essais, ni les garanties d’un médicament.
Cinq questions pour vérifier que tu sais faire la différence entre les trois molécules.
Question 1/5 Combien de « serrures » le tirzépatide active-t-il ?
Question 2/5 En Europe, Ozempic est autorisé pour…
Question 3/5 Dans SURMOUNT-5, quelle perte de poids moyenne pour le tirzépatide à 72 semaines ?
Question 4/5 Au 27 septembre 2026, le rétatrutide est…
Bonne réponse B · Expérimental, sans aucune autorisation
Il reste expérimental. Lilly rappelle qu’il ne peut pas être vendu pour un usage humain et prévoit un dépôt de dossier aux États-Unis au premier trimestre 2027 [10].
Question 5/5 Un flacon de sémaglutide vendu « pour la recherche », c’est…
Bonne réponse B · Un réactif de laboratoire, pas un médicament
C’est un réactif destiné aux expériences in vitro. Il n’a ni le dossier, ni la formulation, ni le suivi d’un médicament autorisé, et n’est pas destiné à un usage humain.
Ton score
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Le mot de la fin
Si on résume le match Ozempic vs Mounjaro : sur la balance, le tirzépatide gagne le face-à-face SURMOUNT-5, tandis que le sémaglutide garde la plus longue expérience et une preuve solide sur le cœur. Le rétatrutide impressionne dans ses premiers résultats de phase 3, mais il reste expérimental : aucune autorisation, et des effets à surveiller aux doses fortes. Notre avis : oublie le classement du plus fort au moins fort. Le bon traitement, c’est celui qui correspond à ton profil, prescrit et suivi par un médecin, pas celui qui fait le plus de vues.
Buzz 9/10Preuves 8/10Buzz énorme, essais géants ; le rétatrutide, lui, reste expérimental
FAQ
Ozempic contient du sémaglutide, qui active un seul récepteur, celui du GLP-1. Mounjaro contient du tirzépatide, qui en active deux, GIP et GLP-1. En Europe, Ozempic est autorisé pour le diabète de type 2, Mounjaro pour le diabète de type 2 et la gestion du poids [1] [3]. Ce sont deux médicaments sur ordonnance, qui ne s’échangent pas sans avis médical.
En moyenne, oui dans l’essai SURMOUNT-5 : −20,2 % sous tirzépatide contre −13,7 % sous sémaglutide en 72 semaines, chez des adultes en obésité sans diabète [7]. Mais ce sont des moyennes : la réponse et la tolérance varient d’une personne à l’autre, et le choix dépend aussi d’autres critères, comme la santé cardiovasculaire.
Les pertes moyennes annoncées pour le rétatrutide sont plus élevées, jusqu’à −28,3 % en 80 semaines dans TRIUMPH-1, mais elles viennent d’essais contre placebo, dans d’autres populations [9]. Sans comparaison directe, impossible de conclure proprement. Et au 27 septembre 2026, le rétatrutide n’est autorisé nulle part [10].
Changer de traitement est une décision médicale : le médecin tient compte de tes objectifs, de ta tolérance, de tes autres médicaments et de ton suivi. Ne change jamais de molécule ou de dose par toi-même, et n’associe pas deux agonistes du GLP-1 : le RCP de Wegovy le déconseille [2]. Parles-en à ton médecin ou à ton pharmacien.
Depuis le 15 juin 2026, oui, mais sous conditions : adultes avec un IMC d’au moins 40, ou d’au moins 35 avec une maladie associée, après l’échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. Le remboursement est de 65 % et la première prescription remboursable est réservée à des spécialistes de l’obésité [13].
Vérifié à la source
Agence européenne des médicaments (EMA) · 2026
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U.S. Food and Drug Administration · 2023
New England Journal of Medicine · 2021
New England Journal of Medicine · 2022
New England Journal of Medicine · 2025
New England Journal of Medicine · 2023
Eli Lilly — communiqué du laboratoire · 2026
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New England Journal of Medicine · 2023
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Organisation mondiale de la santé (OMS) · 2025
Perte de poids & GLP-1